Produire la ville : quelles (r)évolutions dans les montages?

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Jusqu’à récemment, la chaîne de valeur de l’aménagement urbain sous maîtrise publique reposait presque exclusivement sur le séquencement « acquisition du foncier », « réalisation des VRD » et « vente de droits à construire aux promoteurs ou bailleurs ». Avec la baisse des financements publics mais aussi une demande de plus de réactivité et d’agilité, les solutions alternatives impliquant d’autres acteurs que les seules collectivités et leurs opérateurs se développent.

De nouvelles pratiques et de nouveaux outils sont mobilisés pour la fabrication urbaine. Le couple « ZAC - concession d’aménagement » est ainsi challengé par d’autres modes opératoires. SEMOP et foncières ad hoc apparaissent. Pour la dévolution de leur foncier, les collectivités sont de plus en plus séduites par les appels à manifestation d’intérêt ou appels à projets. Pour porter les projets, les alliances entre SEM et promoteurs-constructeurs-exploitants sont de moins en moins rares.

Faut-il parler d’évolution ou de révolution dans les montages ? Quand, et dans quelles situations, utiliser ces nouveaux leviers ? Quelles sont les précautions à prendre ? De nouvelles combinaisons plus agiles peuvent-elle être imaginées, tout en s’appuyant sur le socle éprouvé de l’urbanisme opérationnel ?

Cette journée Conférence & Débats, qui se tiendra à  Paris, Maison de la Chimie, Mardi 5 décembre 2017 et sera introduite par Michel Le Faou, Adjoint à l’aménagement, à l’urbanisme et au logement de la Ville de Lyon, Vice-président à l’urbanisme et à l’habitat du Grand Lyon, vise à analyser les montages, à en évaluer les effets et à mieux cerner ce que pourraient être demain les nouvelles modalités de la fabrique urbaine.

Le déroulement de la journée s’appuiera sur 4 témoignages, portant sur des opérations mises en œuvre tant dans des métropoles que dans des villes moyennes et illustrant 4 « focus ». C’est également la place des collectivités et de leurs opérateurs qui sera questionnée, notamment dans les nouveaux partenariats qui se constituent pour porter des projets.

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PROGRAMME 

Matinée

Séquence introductive :

Quelles nouvelles tendances dans la production de la ville ? Quelles palettes opérationnelles utiliser et comment ? Regard d’élu à travers l’expérience opérationnelle du Grand Lyon.

  • Focus N°1 : comment fabriquer la ville sans acquisition publique de la totalité du foncier d’un projet urbain ?

Comment assurer, dans un contexte de tension sur les finances publiques, le « partage » du portage d’actifs fonciers et immobiliers dans la durée et la négociation entre acteurs, pour permettre l’émergence de projets d’aménagement d’envergure ? Comment garantir la qualité du projet urbain sans acquisition foncière publique ou sans l’acquisition de la totalité des fonciers concernés ? Quelle gestion entre collectivité, opérateurs urbains et propriétaires privés ?

  • Focus N°2 : la SEMOP aménagement, nouvel opérateur urbain ?

Comment imaginer, dans des situations complexes de reconquête et renouvellement urbain, des montages agiles permettant une mobilisation partagée des acteurs publics et privés ? La SEMOP aménagement peut-elle être la nouvelle réponse pour un projet urbain circonscrit dans l’espace et dans le temps ? Quid de cette réponse et de son bon usage dans l’arsenal des dispositifs de l’urbanisme opérationnel ?

Après-midi

 

  • Focus N°3 : les partenariats de projet entre opérateurs urbains publics et privés, nouvelle tendance ?

Comment évolue le métier d’aménageur ? Comment partager les risques des opérations entre public et privé ? Comment mettre en mouvement les outils ZAC, PUP, concession, etc. au service des projets tout en gardant la maîtrise de l’intérêt général dans leur conception comme dans leur gestion demain ?

  • Focus N°4 : les appels à manifestation d’intérêt, accélérateurs d’innovations urbaines ?

Depuis quelques années, à l’instar de l’emblématique appel à projet « Réinventons Paris », les collectivités, mais aussi des propriétaires fonciers institutionnels ou privés, ont recours aux appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour céder leur foncier et – au-delà – engendrer une nouvelle dynamique dans les projets urbains. Quel bon usage de l’AMI ? Comment celui-ci peut-il enrichir la palette pour conduire des opérations d’aménagement ? Quelles précautions à prendre ? Quelle place pour les EPL dans le dispositif ?