Culture patrimoine tourisme nouveaux usages, nouvelles opportunités

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Une étude réalisée par la SCET (Services Conseil Expertises et Territoires) & France Muséums, à découvrir ici.

Le secteur du tourisme est aujourd’hui largement bousculé par la crise sanitaire, mais le secteur a démontré par le passé sa résilience face à des crises marquantes, et a confirmé sa dynamique de croissance sur le temps long. Pouvant compter sur le tourisme extérieur aussi bien qu’intérieur, le secteur touristique français semble mieux amortir les chocs que d’autres pays européens. Dans ce contexte nouveau, le tourisme culturel est un des premiers atouts de la destination France. Avec près de 44 000 monuments et sites protégés, 45 biens classés par l’UNESCO, 8 000 musées dont 1 200 labellisés « Musée de France », et 500 festivals, l’offre culturelle et patrimoniale a un rôle de premier plan à jouer dans la relance.

 

De nombreuses collectivités souhaitent développer davantage le tourisme culturel sur leur territoire, notamment en y installant de nouveaux équipements. L’offre culturelle s’est enrichie ces dernières années grâce à l’ouverture régulière de nouveaux sites. Cependant, cette dynamique cache de fortes disparités, et de fortes « barrières à l’entrée » existent pour atteindre une taille critique en matière de projets culturels et touristiques. L’analyse rétrospective de la fréquentation des musées montre que les grands sites captent l’essentiel de la croissance des flux de visiteurs, alors que les petits musées voient quant à eux leur fréquentation stagner.

D’autres défis restent à relever pour accompagner les nouvelles aspirations des publics : faire converger les propositions à l’adresse des touristes comme des habitants, développer l’expérientiel et la qualité de visite, et parachever la révolution numérique à l’œuvre dans la filière.

 

Trois leviers sont identifiés pour réaliser ce plein potentiel : premièrement, repenser une nouvelle génération de lieux culturels hybrides de qualité, s’adressant autant aux habitants qu’aux touristes. Deuxièmement, construire des modèles économiques plus diversifiés, résilients face aux crises et moins dépendants des subventions publiques. Troisièmement, inscrire la démarche dans le cadre de l’aménagement global et dans une dynamique de développement durable, pour passer de l’équipement monofonctionnel au quartier culturel, et permettre ainsi des valorisations croisées.

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